Un jour mon téléphone sonne ; c'est ma messagerie. J'écoute le message ; je n'en crois pas mes oreilles.... C'est le professeur Bernadette Rogé qui me raconte qu'une personne de l'hôpital de la Grave l'a contactée à notre sujet et qu'elle propose de nous rencontrer(!?) Je la rappelle donc immédiatement. J'apprends donc que la secrétaire de l'hôpital de la Grave, que j'ai eue au téléphone, celle que j'ai quasiment suppliée en pleurs de me donner un rdv pour faire diagnostiquer Allan, celle que j'aurais "étranglée sur place " si je l'avais eue en face de moi, avait finalement été touchée par ma demande... en avait parlé à son supérieur, qui lui-même avait contacté Madame Rogé.
Nous avons donc rapidement fixé un rendez-vous. Lorsque nous nous sommes rencontrés, avec Xavier, Allan et moi, nous avons longuement discuté ; elle nous a confirmé alors que nous étions entre de "bonnes mains", que Jeanne Kruck était une de ses anciennes élèves et qu'elle avait toutes les compétences nécessaires pour poser un diagnostic sur notre fils.
Elle en profita pour nous expliquer qu'elle travaillait depuis très longtemps sur un projet d'ouverture d'un Sessad ; projet qui devait aboutir d'ici la fin de l'année 2007. Elle a ajouté, pour notre plus grand bonheur, que toutes les places étaient déjà prises mais étant donné qu'Allan était le plus jeune de tous, elle nous garderait une place pour lui si le diagnostic s'avérait positif. Je commençais à me dire que dans notre malheur les choses se présentaient plutôt bien ; et ne connaissant pas à l'époque la situation des parents d'enfants autistes en France, j'étais à dix mille lieux de m'imaginer à quel point en effet tout s'enchaînait merveilleusement bien pour nous mais surtout pour Allan...