• Il y a environ 6 mois, il m'a été soulevé un problème par les intervenants, qui a pris aujourd'hui des proportions incroyables...

    Lorsque Futuroschool Paris à obtenu l'autorisation de financement du ministère il y a plusieurs années maintenant, la DASS (qui s'appelle l'ARS aujourd'hui) a exigé de la part de l'association qu'elle choisisse entre la convention 51 ou la convention 66. Dans l'urgence (tout devait être bouclé lors d'une réunion un soir à l'ARS), l'association a choisi la convention 51.

    Dans chaque contrat de travail, de chaque salarié de l'association, que se soit au siège ou dans les Futuroschool, est stipulé "...se référer à la convention 51..."

    Un(e) des intervenants de Futuro Toulouse a un jour "épluché" la convention collective. Elle a découvert qu'ils avaient notamment droit à 3 semaines de congés supplémentaires. L'équipe m'en a fait part lors d'une réunion de Direction un mercredi matin, m'indiquant qu'ils s'étaient renseignés auprès de l'inspection du travail auprès de qui ils avaient eu confirmation qu'ils y avaient bien droit. Ce qui j'avoue m'a mis très en colère... Un problème de plus à régler... et connaissant Sajidi, c'était loin d'être gagné....

    Devant monter sur Paris pour un rdv au siège, j'ai fait part de ce problème à Sajidi, qui a bien sûr refusé catégoriquement cette demande. Et tout ceci a très vite pris une ampleur démesurée. Sajidi est specialement descendu sur Toulouse pour régler ce problème avec les intervenants. Il a organisé des rendez-vous individuels avec chacun d'entres eux, puis une réunion collective; pour leur expliquer en détail les raisons pour lesquelles il ne pouvait appliquer cette convention collective. Pour une raison économique tout d'abord (Futuro Toulouse est aujourd'hui déficitaire de 200000 € à cause de l'ARS qui ne débloque par les financements suffisants) et des raisons de fonctionnements (la convention, datant de 51.... n'est absolument pas approprié aux structures innovantes et expérimentales comme la notre, et va même à l'encontre du projet). L'association travaille donc sur une nouvelle convention pour les structures comme la notre.

    Les intervenants ne l'ont pas entendu de cette oreille et ont continué à faire valoir leur droit. Ils ont donc fait appel à l'inspection du travail qui a débarqué chez nous un matin.... Je me suis longuement entretenu au téléphone avec l'une des personne, puis Sajidi leur a également téléphoné.

    Quelques jours après, Sajidi m'a fait parvenir par mail tous les avenants au contrat de travail des intervenants que j'avais pour mission de leur faire signer..../

    Lundi 26 mars, 1 intervenante m'a annoncé qu'elle ne signerait pas le contrat. Mardi 27 mars, 5 intervenants sont venus me voir dans mon bureau pour m'annoncer qu'ils ne signeraient pas cet avenant. Mercredi 28, les 5 autres m'ont confirmé le même refus....

    J'ai donc fait part à Sajidi de la réponse des intervenants qui m'a transmis les courriers ci-dessous et m'a indiqué que dans ces conditions l'assocation se verrait dans l'obligation de se séparer de l'ensemble de l'équipe. Il leur sera donc proposé une rupture conventionnelle de contrat et s'ils refusent, ils seront licencié.

    Je organisé ce soir une réunion avec toutes les familles pour leur annoncer la nouvelle...............

     

     

     

    Voici la réponse de l'association adressée à l'inspection du travail :

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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